Acheter un robot aspirateur laveur autour de 400 € tourne vite au casse-tête. D’un côté, le Dreame L10s Ultra Gen 2 est bradé en fin de cycle, plus complet sur la fiche que la moyenne de son segment. De l’autre, le Roborock QV 35A est plus récent, plus sobre, soutenu par une application réputée mature. Le réflexe naturel consiste à comparer les pascals et l’autonomie. Le vrai sujet est ailleurs : l’écart de prix au moment où vous achetez, la fiabilité à deux ou trois ans et la qualité du logiciel. Voici ce qui change réellement, et le seuil à partir duquel le choix bascule d’un camp à l’autre.
Ce qu’il faut retenir :
- L’écart entre 10 000 et 8 000 Pa annoncés ne se ressent quasiment pas à l’usage : ne basez pas la décision là-dessus.
- Le Dreame garde l’avantage tant qu’il reste 40 à 70 € moins cher, grâce au séchage des serpillières à air chaud, à son autonomie annoncée supérieure et à la serpillière extensible pour les plinthes.
- Le Roborock QV 35A reprend la main dès que l’écart de prix passe sous 30 € : application plus mature, marque réputée fiable, modèle encore activement soutenu.
- Le Dreame est en fin de vie commerciale : excellent rapport prix/équipement aujourd’hui, suivi long terme à surveiller.
Dreame L10s Ultra Gen 2 vs Roborock QV 35A : un duel que le prix arbitre
Le face-à-face est moins frontal qu’il en a l’air. Le L10s Ultra Gen 2 est sorti fin 2024-début 2025, déjà remplacé dans la gamme Dreame par des modèles plus puissants, et écoulé aujourd’hui à prix cassé. Le QV 35A est un modèle 2025 toujours commercialisé, vendu en promotion récurrente. Selon le moment où vous regardez, le Dreame est 70 € moins cher que le Roborock, ou les deux flirtent au même prix lors d’une vente flash. C’est cette volatilité qui décide la majorité des achats, pas la fiche technique. Les prix mentionnés dans cet article ont été relevés en juin 2026 et doivent impérativement être recoupés le jour de l’achat.

| Critère | Dreame L10s Ultra Gen 2 | Roborock QV 35A | Ce que cela change pour vous |
|---|---|---|---|
| Cycle commercial | Fin 2024-début 2025, en déstockage | 2025, modèle en cours de commercialisation | Le suivi firmware et la disponibilité des pièces sont a priori plus durables côté Roborock |
| Prix relevé (juin 2026) | ~312 à 349 € en promo (base 599 €) | ~360 à 400 € en promo (base 599,99 €) | À revérifier le jour J : l’écart est très volatil et conditionne la décision |
| Aspiration annoncée | 10 000 Pa (Vormax) | 8 000 Pa (HyperForce) | Écart peu perceptible à l’usage, hors tapis épais et poils incrustés |
| Lavage et bords | Serpillières rotatives + extension MopExtend | Serpillières rotatives à 200 tr/min, sans extension | Le Dreame réduit la bande non lavée le long des plinthes droites |
| Station | Séchage à air chaud, eau propre 4,5 L | Séchage à air froid, eau propre 4 L | Moins d’humidité et d’odeurs résiduelles côté Dreame, surtout si vous espacez les lavages |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 240 minutes (donnée constructeur) | Jusqu’à 180 minutes (donnée constructeur) | Compte vraiment au-dessus de 100 m² ou sur une maison à étages, autonomie réelle variable |
| Application | Dreamehome (Matter annoncé, non fonctionnel) | Roborock app, réputée mature | Expérience d’usage plus fluide et zones interdites mieux gérées côté Roborock |
Les vraies différences entre le L10s Ultra Gen 2 et le QV 35A
Sur cette gamme de prix, les écarts qui décident sont au nombre de quatre : la philosophie de la station, le traitement des bords, la maturité logicielle et l’autonomie. Le reste relève soit du détail, soit du marketing.
Puissance d’aspiration : le piège des Pa
Dreame annonce 10 000 Pa contre 8 000 Pa pour Roborock. L’écart paraît énorme sur la fiche, il l’est beaucoup moins en pratique. Plusieurs testeurs comparant les versions 8 000 et 10 000 Pa au sein même de la gamme Qrevo concluent que la différence reste à peine perceptible. Sur carrelage, parquet et tapis fins, je ne baserais pas l’achat sur ce chiffre. Sur tapis épais avec poils d’animaux incrustés, la nuance peut se faire sentir, mais elle dépend autant de la brosse et de la pression au sol que des pascals affichés.
Lavage : séchage chaud contre froid, et la bande oubliée
C’est probablement la différence la plus concrète. La station du Dreame sèche les serpillières à air chaud, celle du Roborock à air froid. Sur la durée, cela limite les odeurs et l’humidité résiduelle, surtout si vous ne lancez pas un lavage tous les jours. Côté bords, le Dreame déploie une serpillière extensible (MopExtend) qui réduit la bande non lavée le long des plinthes droites. Le Roborock, lui, laisse 4 à 5 cm le long des murs selon les retours utilisateurs. Aucun des deux ne nettoie correctement les angles à 90°, c’est une limite commune à toute la catégorie.
Navigation et obstacles
Les deux embarquent un LiDAR 360°, le Dreame ajoute un capteur 3D frontal. Côté caractéristiques, avantage Dreame. En pratique, les retours convergent : ni l’un ni l’autre n’est exemplaire sur l’évitement d’obstacles. Le QV 35A contourne parfois des amas de poils au lieu de les aspirer, et un test indépendant souligne une détection inconstante des cadres métalliques bas. Le Dreame s’en sort un peu mieux, sans rivaliser avec les véritables haut de gamme du marché.
Bruit perçu
Sur le déplacement, plusieurs retours utilisateurs estiment le Dreame plus discret que le QV 35A, notamment lorsqu’il bute contre un obstacle. Côté station, c’est l’inverse qui revient le plus souvent : le vidage et le remplissage du QV 35A sont signalés comme bruyants. Aucun des deux n’est silencieux, mais si vous êtes sensible au bruit en télétravail ou avec un enfant en bas âge, ce sont les bruits ponctuels de station qui risquent de vous gêner davantage que les phases de nettoyage.
Station, autonomie et entretien
Le Dreame propose un bac à poussière de 3,2 L et une eau propre de 4,5 L, contre 2,7 L et 4 L pour le Roborock. L’écart paraît marginal, il joue surtout sur l’espacement de la vidange. Côté autonomie, 240 minutes annoncées contre 180 (données constructeur, l’autonomie réelle dépend du mode choisi et de la surface). Sur 80 m², l’un comme l’autre suffit largement. Sur 130 ou 150 m² avec plusieurs pièces, l’écart se ressent. Quant à l’encombrement, la base du Dreame est plus haute, celle du Roborock plus basse et plus profonde, ce qui peut peser si vous voulez la loger sous un meuble. Dans les deux cas, la station réduit fortement l’entretien sans l’éliminer : nettoyage manuel des bacs, vérification des filtres, repassage occasionnel dans les angles à 90° restent au programme.
Application et écosystème
Le point où l’écart est le plus net, dans le mauvais sens pour Dreame. L’application Roborock est unanimement saluée pour sa maturité, ses zones interdites précises et sa stabilité de connexion. L’application Dreamehome fonctionne mais reste moins fluide, et la compatibilité Matter/HomeKit annoncée n’est pas opérationnelle à ce jour selon les retours indépendants. Si vous êtes du genre à piloter le robot depuis votre téléphone, l’argument pèse vraiment.
Pour quel profil chaque modèle est-il le bon choix
Dreame L10s Ultra Gen 2 : pour qui est-ce le meilleur choix ?
Je le recommanderais surtout aux foyers qui couvrent une grande surface, qui ont beaucoup de plinthes droites à longer, et qui veulent éviter qu’une serpillière humide stagne entre deux lavages. Une maison de plus de 100 m², un sol mélangé carrelage et parquet, des animaux qui perdent leurs poils sans avoir les cheveux longs : c’est son terrain de jeu. Il devient particulièrement défendable à partir du moment où il est nettement moins cher que le Roborock, typiquement 40 à 70 € en dessous, ce qui arrive régulièrement sur les marketplaces en déstockage.
À l’inverse, je le déconseillerais pour un studio ou un 50 m² sans tapis, où sa puissance et son autonomie supérieures ne servent à rien : un modèle plus simple suffit largement. Même chose pour un acheteur qui compte garder le robot cinq ou six ans et qui n’est pas à l’aise avec l’idée que le suivi logiciel s’arrête plus tôt que prévu. Les limites à accepter : une base encombrante, quelques retours signalant une usure de la brosse, de la pompe de station et de la batterie après une douzaine de mois d’usage intensif, et la promesse Matter qui reste lettre morte.
Roborock QV 35A : quand devient-il plus intéressant ?
Il prend tout son sens dans un appartement ou une maison de taille moyenne, sur sols essentiellement durs, pour un foyer qui valorise la fiabilité de marque, la simplicité logicielle et un encombrement de station plus contenu. Sa brosse latérale anti-emmêlement le rend particulièrement pertinent dans les foyers à cheveux longs, là où une brosse classique se transforme vite en chignon. Le surcoût se justifie d’autant mieux que l’écart de prix avec le Dreame est faible : passé sous la barre des 30 € de différence, je n’hésiterais pas. Il faut en revanche accepter qu’il lave à l’eau froide sans séchage à air chaud, et qu’il laisse une bande non lavée plus marquée le long des murs. Pour un usage régulier sur sols peu encombrés, ces compromis sont rarement gênants.
Erreurs à éviter avant de trancher
- Choisir le Dreame uniquement parce qu’il affiche 2 000 Pa de plus, sans tenir compte de la fin de vie commerciale du modèle et du suivi long terme.
- Confondre le QV 35A avec le QV 35S : le second monte à 10 000 Pa mais coûte plus cher, l’erreur d’achat est facile sur les marketplaces.
- S’attendre à un lavage à l’eau chaude sur le Roborock : il fonctionne à l’eau froide, séchage à air froid également.
- Comparer les deux modèles uniquement sur Amazon le jour d’une promo, sans vérifier le prix réel chez Darty, Boulanger ou la Fnac : l’écart peut s’inverser.
- Acheter le Dreame pour un 50 m² sans tapis uniquement parce qu’il est en déstockage : sa puissance et son autonomie ne se ressentiront pas, un modèle plus simple suffit.
- Croire qu’une station tout-en-un supprime totalement l’entretien : il faut toujours nettoyer manuellement les bacs, vérifier le filtre et repasser dans les angles à 90°.
- Compter sur la compatibilité Matter ou HomeKit du Dreame, annoncée mais non opérationnelle à ce jour.
Le piège à éviter avant de choisir
Le réflexe le plus coûteux dans ce duel consiste à se persuader que le modèle le plus récent, ou celui qui affiche le plus de pascals, est forcément le meilleur achat. Le Roborock est plus récent, mais aussi plus sobre côté équipement : pas de serpillière extensible, pas de séchage à air chaud, autonomie inférieure. Le Dreame est en fin de cycle, mais plus complet sur la fiche. Ni la nouveauté ni la puissance brute ne décident à elles seules. Le vrai arbitrage tient en une question, à se poser au moment d’ajouter au panier : combien d’euros séparent réellement les deux aujourd’hui, et chez quel marchand ? C’est cet écart, et lui seul, qui détermine quel modèle est rationnel pour votre foyer. Tout le reste, les Pa, l’application, les fonctions, vient hiérarchiser une décision déjà prise par le prix.
Verdict : lequel choisir ?
Je tranche selon trois scénarios de prix, parce que c’est l’arbitrage qui colle à la réalité d’achat.
Écart marqué en faveur du Dreame (au moins 50 € de moins) : le L10s Ultra Gen 2 est le choix le plus rationnel pour un foyer de taille moyenne à grande, sensible aux odeurs de serpillière humide et avec beaucoup de plinthes droites. Vous payez moins cher un robot mieux équipé sur la fiche, en contrepartie d’un suivi long terme moins garanti.
Écart intermédiaire (30 à 50 € d’écart) : le choix dépend du profil. Si vous priorisez l’autonomie, le séchage chaud et le lavage des bords, restez sur le Dreame. Si vous priorisez l’application, la fiabilité de marque et un encombrement de station plus discret, prenez le Roborock.
Écart faible ou inversé (moins de 30 € ou QV 35A moins cher) : le Roborock QV 35A reprend la main pour la majorité des foyers. Modèle plus récent, application plus mature, marque réputée pour sa fiabilité, brosse anti-emmêlement utile dans la plupart des foyers : à prix proche, c’est le pari le plus sûr.
En clair, le Dreame reste un excellent achat tant que sa décote est franche, et le Roborock devient incontournable dès que les prix se resserrent. La décision se prend le jour de l’achat, devis multi-marchand sous les yeux, et non sur la promesse d’une fiche technique.
Questions fréquentes sur le duel Dreame L10s Ultra Gen 2 vs Roborock QV 35A
Le Dreame aspire-t-il vraiment mieux avec ses 10 000 Pa ?
Sur sols durs et tapis fins, la différence avec les 8 000 Pa du Roborock est quasi imperceptible selon les testeurs. Elle peut se ressentir sur tapis épais avec poils incrustés, mais elle n’est pas un critère décisif pour la majorité des foyers.
Le Roborock QV 35A lave-t-il à l’eau chaude ?
Non. La documentation officielle confirme un lavage à l’eau ambiante et un séchage des serpillières à air froid. C’est le séchage à air chaud du Dreame qui fait la différence si vous êtes sensible aux odeurs résiduelles.
Quelle différence entre le QV 35A et le QV 35S ?
Le QV 35S monte à 10 000 Pa contre 8 000 Pa pour le QV 35A, le reste est très proche. Faites attention au moment de commander : l’erreur d’achat est fréquente sur les marketplaces, et le tarif n’est pas le même.
Le Dreame L10s Ultra Gen 2 est-il déjà dépassé ?
Il est remplacé dans la gamme Dreame par des modèles plus récents (notamment le Gen 3 et plusieurs versions supérieures), ce qui explique son déstockage actif. Il reste pleinement fonctionnel, mais son suivi logiciel et la disponibilité des pièces à long terme sont moins assurés que ceux du Roborock encore en cours de commercialisation.
Lequel choisir pour un foyer avec animaux ?
Cela dépend du type d’animal et de poils. Pour des poils courts et beaucoup de tapis, le Dreame avec sa puissance et son séchage à air chaud est probablement plus à l’aise. Pour un foyer à cheveux longs (humains comme animaux), la brosse latérale anti-emmêlement du Roborock évite les chignons et change la donne sur la durée.
Sources et vérifications utilisées
- Page produit officielle Dreame France : L10s Ultra Gen 2 : spécifications constructeur (10 000 Pa, MopExtend, capacité des réservoirs et de la station). URL à confirmer le jour de publication.
- Page produit Roborock Allemagne : Qrevo QV 35A : confirmation de l’aspiration 8 000 Pa, du séchage à air froid et de la brosse latérale anti-emmêlement. URL à confirmer.
- Capital.fr, test du Roborock Qrevo QV 35A : verdict éditorial français sur l’efficacité du modèle et son positionnement prix. URL à confirmer.
- Popular Mechanics, review du Roborock QV 35A : test indépendant sur la cartographie, le traitement des bords et l’évitement d’obstacles. URL à confirmer.
- testit.de, test allemand du Qrevo QV 35A : analyse des forces et faiblesses, dont l’absence de séchage chaud et l’évitement inconstant. URL à confirmer.
- Robot Vacuum Reviews, review du Dreame L10s Ultra Gen 2 : limites détaillées (coins, Matter non actif, encombrement de la base). URL à confirmer.
- Best Robot Vacuums, comparatif Dreame L10s Ultra Gen 1 vs Gen 2 : retours utilisateurs long terme sur l’usure brosse, pompe de station et batterie après douze mois. URL à confirmer.
- ProDuck, comparatif QV 35A vs QV 35S : démonstration que l’écart 8 000-10 000 Pa reste peu perceptible à l’usage. URL à confirmer.
Prix relevés en juin 2026, à revérifier le jour de l’achat. Plusieurs données techniques restent à vérifier sur les fiches officielles avant publication (hauteur de levage des serpillières du Dreame notamment). Les données marchandes (promos, disponibilité) évoluent rapidement, en particulier sur le Dreame en déstockage actif.
